Star Wars : L'Ascension de Skywalker, notre avis global

Après un premier visionnage de Star Wars : L’Ascension de Skywalker et un premier article disponible ici, il nous est possible de donner un avis général. Cet avis sera sans spoilers et à chaud. Après Star Wars VIII : Les Derniers Jedi de Rian Johnson, le réalisateur J.J. Abrams se retrouve avec la tâche laborieuse de conclure la postlogie Star Wars, mais également de produire une noble résolution à toute la saga des Skywalker.

© pevelecarembault.fr

Il faut savoir qu’à la base de cette postlogie, Disney n’a pas retenu les idées de George Lucas (le créateur de Star Wars ; article CinemaBlend), peut-être pour éviter de reproduire les erreurs de la prélogie. Pour démarrer cette nouvelle trilogie, J.J. Abrams a posé les bases d’un premier acte, aidé à l’écriture du scénario par Lawrence Kasdan et Michael ArndtRian Johnson a quant à lui construit un deuxième opus, mais produisant le script sans suivre les idées d’Abrams. Il s’est basé sur l’univers et les personnages créés par George Lucas ainsi que l’univers étendu pour bâtir la suite de l’histoire. Sauf que ce fameux script détruisait plusieurs éléments introduits dans le septième épisode, changeait de ton, traitait les choses avec originalité et d’une manière inattendue pour Star Wars : l’Ascension de Skywalker. Les enjeux qui en sortaient n’étaient pas assez forts pour la suite. J.J. Abrams a donc dû rebâtir un scénario et apporter des réponses pas forcément très fraîches que certains et certaines trouveront peut-être étranges. En d’autres termes, pour que ce neuvième épisode fonctionne mieux, il aurait fallu préparer certains éléments d’une meilleure façon en amont au moins dans l’épisode huit. L’autre facteur qui a pu jouer est aussi le manque de temps pour les équipes de production entre deux films car Lucasfilm a sorti un film par an. Malgré cela, rappelons nous que Disney a su produire un spin-off très bon (Rogue One) et sait retenir de ses erreurs, nous pouvons donc espérer que Mickey retiendra ce qui a fonctionné et ce qui a échoué pour cette nostalogie.

Cependant, nous pouvons dire que J.J Abrams ne s’en sort pas si maladroitement que cela pour un opus qui doit conclure autant de choses avec autant de problèmes. Mais le film n’est pas un chef d’œuvre, c’est du grand spectacle divertissant. Il y a des scènes épiques beaucoup de fois, à tel point qu’on n’en retient pas franchement une en particulier à part peut-être avec un peu de recul un des combats entre Rey et Kylo Ren, et la séquence de l’Eclair de Force. Il y a en effet des belles images à plusieurs reprises tout au long du film.

On peut reprocher au scénario d’avoir des passages un peu prévisibles et d’avoir son lot de défauts mais bon, il y a forcément du déjà vu et à cause des épisodes 7 et 8, il aurait été compliqué de vraiment faire mieux. Et puis le problème, c’est qu’il faut raccrocher et rebâtir des éléments qui ne sont pas conçus à la base pour tenir ensemble.

Un petit constat de scénario : nous avons une course aux McGuffin assez présente (terme du cinéma, c’est-à-dire que les personnages courent tout le film après un objet primordial à l’histoire, mais qui est surtout au prétexte au développement du scénario, avec une description vague et pas forcément utile).

Anthony Daniels porte le costume de C-3PO ©filmsactu

Nous avons été un peu surpris par les réponses qu’apporte le film aux questions que l’on se posait depuis les épisodes 7 et 8 sans réellement savoir quoi en penser, des réponses et un dénouement étonnant si on est un peu pointilleux. Malencontreusement, il aurait été là aussi compliqué de faire autrement pour la production.

Tandis que l’épisode 8 partait dans une direction, le 9 effectue une sorte de reconstruction d’enjeux tout en manifestant un respect pour des éléments tentés dans le 8, mais surtout J.J. Abrams confirme son amour et son respect pour l’univers cinématographique de Star Wars. Et cela, avec des clins d’œils et des jolis plans.

Le fan service est assez présent sans être pénible, l’humour est également là et c’est appréciable. Le trio Rey, Poe et Finn fonctionnent assez bien. L’évolution des personnages est remarquable, notamment C-3PO et le rôle de Poe Dameron. Finn et Rose sont des personnages moins bien exploités, c’est dommage.

Daisy Ridley joue Rey © Allociné

Nous avons noté également que le film commence à se faire sentir long au bout d’un moment, et cela, plusieurs fois. La première longueur apparaît au niveau de l’océan déchaîné. On n’en dit pas plus, mais les combats sont nombreux et bout d’un moment, un ras-le-bol commence à se faire sentir. Surtout que certaines résolutions narratives sont mal préparées, dommage (comme un combat contre les Chevaliers de Ren). Ajouté à cela que l’affrontement final se termine un peu facilement… Même si au fond, ce qui arrive est logique, mais la résolution aurait pu être plus intelligente et davantage épique. D’ailleurs, nous n’avons pas ressentis de très grand frissons, la satisfaction était plus intense sur d’autres batailles du cinéma comme Avengers : Endgame, les Gardiens de la Galaxie, Avatar ou le Seigneur des Anneaux. Dommage pour la conclusion Skywalker. Et le choix des sorts de Rey et Ben Solo auraient pu être différents.

Pour conclure, ce n’est pas un chef d’œuvre, mais ce n’est pas non plus catastrophique et c’est globalement plutôt bien divertissant. Le film est assez rythmé, il s’écoule beaucoup de choses. Mais surtout, nous avons versé des larmes. Autrement dit, il y a des scènes fortes qui fonctionnent plutôt convenablement.

Cette œuvre du 7e art divisera son public comme presque chaque film Star Wars mais constitue un beau spectacle et un bon divertissement. Nous avons passé un agréable moment, versé des larmes et le public a même légèrement applaudi. Et oui, tout à fait inattendu !

C’était notre tout premier article de cette nouvelle année 2020. Si vous voulez, vous avez l’article bilan des années 2010-2019. Nous vous souhaitons une bonne année, une bonne santé, prenez soin de vous et un grand merci à tous et toutes de nous lire !

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foulonromain
Un p'tit geek grand cinéphile. A 27 ans, je suis toujours autant passionné de cinéma et photographe amateur.

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