Suite à une décision de la maison blanche, une guerre a éclaté entre le fabricant de smartphones Huawei et les USA. Le constructeur n’avait plus le droit de collaborer avec des firmes étasuniennes ni avec le moindre groupe étranger utilisant des technologies américaines.

En clair, le constructeur avait perdu sa licence Android accordée par Google et ne pouvait donc pas garantir que ses futurs smartphones puissent profiter des services et applications de la firme.

Les tensions ont duré plus d’un mois avant que Donald Trump ne lève partiellement les sanctions infligées à Huawei. Malgré cela, les choses sont loin d’être tout à fait réglées. 

Où en est-on ?

Après le dernier sommet du G20, Donald Trump avait annoncé que les entreprises américaines pouvaient à nouveau proposer leurs services à Huawei tant que les technologies ne posaient « pas de grands problèmes de sécurité nationale ». 

Il était prévu que chaque dossier soit traité au cas par cas pour permettre au gouvernement américain de livrer des autorisations aux firmes souhaitant travailler avec Huawei. Mais Donald Trump est finalement revenu sur cette décision, sans doute parce que la Chine a suspendu ses importations de denrées agricoles en provenance des États-Unis.

Quoiqu’il arrive, Huawei ne sera jamais privé d’Android Open Source Project, libre d’accès pour n’importe quelle entreprise. Une information importante aussi communiquée par Huawei est que tous les smartphones, tablettes et objets connectés déjà sur le marché continuerons de recevoir les correctifs et les mises à jour de sécurité.

Et les futurs smartphones ?

Il y a quelques mois, il était espéré que le conflit soit résolu à temps pour les futurs Huawei Mate 30 et Mate 30 Pro afin qu’ils puissent profiter d’Android 10 Q avec les services Google. Cependant, une nouvelle est tombée officiellement depuis une vingtaine de jours : les Huawei Mate 30 et Mate 30 Pro ne pourront pas embarquer les technologies Google. 

Bien entendu, cela n’a pas empêché le constructeur de dévoiler lors de sa conférence les nouveaux smartphones avec, d’après les photos, une interface Android (assurément basée sur la version open source). Mais aucune application Google ne s’est montrée de tout l’évènement.

Quelle alternative ?

Le constructeur chinois a donc présenté les Mate 30 et Mate 30 Pro avec les Huawei Mobile Services, une galaxie d’applications pensée pour remplacer l’écosystème de Google.

Les utilisateurs de Huawei trouveront donc une boutique d’applications comptabilisant déjà plus de 350 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans plus de 170 pays différents ainsi que le Huawei AppGallery. Huawei a également mis l’accent sur le navigateur web, le système de sauvegarde dans le cloud, mais aussi sur des apps multimédias (lecteurs audio et vidéo) et sur un assistant vocal.

Huawei tente donc de rassurer ses utilisateurs avec un écosystème indépendant de Google, un peu à la façon d’Apple leur permettant d’utiliser leurs applications quotidiennes. 

Une question reste importante à se poser. Est-ce que les acheteurs seront prêts à changer leurs applications américaines préférées pour une version « made in Huawei »

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